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| Présentation |
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De nouvelles relations internationales |
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Le vingtième siècle, notamment parce qu'il a été celui de deux guerres mondiales, de l'indépendance des anciennes colonies, de la naissance du mouvement des non-alignés et de l'idéologie tiers-mondiste, a vu émerger et se renforcer une conception du monde, une utopie au sens fort du terme, où les relations entre Nations seraient soumises au respect des droits de l'Homme, civiques comme économiques, et du droit à l'autodétermination des peuples. Cette conception du monde témoigne d'une forme nouvelle de solidarité non restrictive allant au-delà des alliances et ententes partielles conclues entre Etats; ce sont davantage les peuples qui se portent assistance en cas de difficultés, non seulement militaires, mais aussi politiques et économiques, et ce au nom d'une appartenance partagée à l'humanité, une sorte de citoyenneté mondiale transcendant les appartenances nationales.
Pourtant, la question de l'équilibre de cette relation solidaire s'est souvent posée, et les dérives de la solidarité vers la charité ou l'assistanat furent nombreuses. Quelque fois, ces initiatives ont pu servir de prétexte à des formes de contraintes économiques s'apparentant à une sorte de néocolonialisme, et où la question de l'usage de la force armée au nom du droit d'ingérence comme forme de solidarité internationale, divise encore aujourd'hui les acteurs de cette solidarité.
Solidarité et coopération internationale sont actuellement confrontées à divers enjeux; la multiplicité de leurs formes d'expression s'explique aussi par la variété des acteurs qui la mettent en oeuvre; ainsi peut-on voir des actions de solidarité portées par des initiatives gouvernementales diplomatiques et de coopération par des ONG ou collectivités territoriales du Nord comme du Sud.
Cette nouvelle forme de solidarité, si elle correspond à une nouvelle façon de concevoir les relations Nord-Sud, peut donc difficilement être définie tant les interactions avec d'autres enjeux rendent complexe l'identification de partenariats strictement motivés par la volonté de solidarité internationale. En revanche, on peut être sûr que le renforcement de l'interdépendance des économies marchandes aujourd'hui nommée mondialisation pose la nécessité de la mise en oeuvre parallèle de relations internationales non motivées par le profit économique, d'une forme de mondialisation solidaire. Elle rend aussi plus criante la demande d'équilibre et de réciprocité formulée par les acteurs du Sud, pour que la solidarité internationale s'appuie comme il se doit sur une relation de partenariat et non de subordination.
L'émergence de la solidarité internationale au cours du siècle passé, a également posé la connaissance mutuelle comme pilier essentiel de rapports internationaux solidaires. Ainsi, l'idéal de paix a conduit les acteurs internationaux à faire de la "curiosité culturelle" un fondement du rapport à l'altérité. Il s'agissait avant tout d'éviter par cette connaissance de l'autre, l'ethnocentrisme qui conduisait trop souvent, par l'ignorance de la culture d'autrui, au maintien de représentations toutes faites, à l'accroissement des préjugés, au développement des idéologies xénophobes et donc à la dégradation des relations Nord-Sud. |
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