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| Méditerranée, un enjeu stratégique |
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A chacun sa Méditerranée ? |
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Faute d’avoir une position commune, le discours des pays du Sud est inintelligible sur la scène internationale. Pollué par des querelles de voisinage et des conflits qui s’éternisent, la conscience d’appartenir à une communauté de destin est au plus mal. En l’absence de cette unité, il est peu probable que dans un avenir proche les pays du Sud de la méditerranée puissent bâtir un projet cohérent et adapté à leurs réelles attentes. Face à la mondialisation, cette machine capable des pires atteintes, ces pays vont en ordre dispersé et en paient le prix fort.
Les pays du sud hors-jeu, il ne reste que l’autorité de la parole des pays occidentaux. Autant dire que cette parole exprime davantage leurs intérêts que ceux de l’ensemble des pays riverains. S’éloigner autant de la règle de base qui consiste à créer les véritables conditions d’un partenariat conduit au seul résultat probable, l’échec du projet.
Depuis le lancement du processus de Barcelone en 1995, le partenariat euro-méditerranéen a montré les contours d’un projet ambitieux et intéressant mais dont le péché originel n’a pu permettre d’atteindre les objectifs annoncés. Lorsque les décisions sont prises de façon quasi unilatérale, le succès n’est jamais au rendez-vous.
L’un des rôle de la société civile est de rappeler cette règle de base : sans la participation effective des pays du sud, la méditerranée ne se construira pas. Les programmes de saupoudrage ne remplaceront jamais les projets construits sur des partenariats pleinement assumés.
Il est grand temps de cesser de donner des leçons et d’engager les dialogues qui s’imposent. |
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